Autour de Saint Jean Pied de Port et de Saint Etienne de Baïgorry confluent les Vallées des Sources de la Nive, de Roncevaux, des Aldudes, de la Nive ou de St-Jacques de Compostelle. Tout comme le Pèlerin se rendant à Compostelle, nous vous invitons à sillonner les Vallées et les Routes, celle des vins d'Irouléguy ou encore celle menant à la Forêt d'Iraty ou d'Hayra, dans l'espoir que chemin faisant, vous puissiez trouver votre bonheur. Nos villages, idéalement situés à 1/2 heure de la Côte Basque, se trouvent en moyenne montagne et ainsi, joies de la mer et ballades en montagne sont à votre portée. Que vous rêviez d'un séjour sportif, culturel, festif, paisible ou tout simplement agréable, nous sommes certains que vous en garderez un très bon souvenir et même ... que vous reviendrez ! Au fil de l’histoire, le Pays Basque et notamment Garazi ou Pays de Cize a été une voie de passage importante pour la traversée des Pyrénées. L’ancienne route des crêtes qui permet la traversée des fameux “ports” (qui signifie “col") a été utilisée par les Romains, les Wisigoths, les Francs, les pèlerins de Saint-Jacques, les marchands ou les armées de Napoléon. La présence romaine est évoquée par le camp romain de Saint Jean le Vieux (Imus Pyrenaeus) qui contrôlait le trafic de la voie Bordeaux-Astorga. De même, la tour trophée d’Urkulu aux confins de la Basse Navarre et de la Navarre. Le passage des Francs ne nous a pas laissé de traces matérielles. Pourtant, comment ne pas mentionner l’an 778, lorsque, entre Roncevaux et Garazi, des Vascons attaquèrent l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne dans laquelle se trouvait Roland. Les témoignages de l’époque médiévale sont en partie liés aux chemins de Saint Jacques avec les hôpitaux (Ospitalia), les nombreuses croix de carrefour (Renaissance) telles celle de Galtzetaburu ou de Sarrasquette, et surtout la ville de Saint Jean Pied de Port qui s’affirma à partir de la fin du XII° siècle. Château Pignon, sur la route d’Urkulu conserve les vestiges d’une sorte de château fort (Castel Penon) construit par les Espagnols lors de la conquête de la Navarre en 1512. Il permettait, lui aussi, de contrôler la voie permettant la traversée des Pyrénées. La même fonction fut attribuée aux redoutes de la Belle Ezponda à Saint Jean le vieux ou de Kurutxamendi à Saint Jean Pied de Port par les armées révolutionnaires et napoléoniennes (d’où le nom de “route de Napoléon” qui subsiste à propos de cette voie). Cette route des Ports de Cize encore empruntée pour la transhumance vers les estives, par les randonneurs ou les chasseurs de palombes, résume à elle seule l’histoire du Pays de Garazi. C’est en grande partie la présence du chemin de Saint Jacques qui aurait permis la christianisation de la région de Saint Jean Pied de Port. L’architecture et l’art religieux ont dans la région un intérêt certain . Présence d’architecture romane à Saint Jean Pied de Port avec le portail roman de l’ancienne église Ste Eulalie (aujourd’hui maison de retraite) ainsi qu' à Saint Jean le Vieux avec l’église paroissiale. L’église Notre-Dame à Saint Jean Pied de Port de style gothique (XIV° siècle). Ailleurs, foisonnent des petites églises et chapelles rurales, témoignages d’un art populaire. De plus, au Pays Basque, les édifices religieux vont souvent par paire. C’est le cas des deux curieuses chapelles jumelles de Bascassan et d’Alciette. Leurs structures romanes et leurs décors de peintures naïves et colorées du XVII° siècle sont presques identiques. A vous de trouver les différences ! Dans les cimetières, on peut voir des stèles discoïdales (cercle de pierre dressé sur un socle) présentes, avec la christianisation et qui sont pour certains une représentation du corps humain, pour d’autres une représentation du soleil. Celles qui subsistent datent généralement des XVI° et XVII° siècle ; elles peuvent porter la marque de charpentiers, maçons ou tailleur de pierre. A Mendive, l’une d’entre elles porte les outils d’un tisserand. Comme le démontrent les différentes découvertes et vestiges préhistoriques, la vallée de Baigorri et notamment celle des Aldudes (village de Banca, des Aldudes et Urepel) a été humanisé dès la période préhistorique. En effet, de nombreux dolmens et cromlechs situés sur les crêtes des montagnes témoignent d’une civilisation pastorale car ces monuments se trouvent près des pistes de transhumance. Elle a connu une activité humaine importante durant la période romaine comme l’attestent les mines romaines de Banca et d’Urepel, ainsi que les vestiges du camp romain et de la voie romaine. Au village de Banca, ancien quartier de St Etienne de Baigorry autrefois appelé « La Fonderie », le traitement du minerai de cuivre a eu du succès au XVIII° siècle et la mine employa près de 400 personnes. Encore à ce jour, il reste des ruines importantes à l’entrée du village : ce sont les seuls vestiges d’un passé industriel dans la vallée. La vallée de Baigorri a fait partie du Royaume de Navarre pendant six siècles. La Navarre fut annexée par les Rois de Castille en 1512 et la Basse Navarre ne devint française que sous Henri IV en 1589. Dans le cadre de l’extension et regroupement des villes au Moyen Age, on assiste à la fusion de la vallée voisine d’Ossès ( Ossès, Bidarray, St Martin d’Arrossa) à celle de la vallée de Baigorri qui forme ainsi le canton de Baigorri sous sa forme actuelle. La vallée de Baigorri porte la marque de la famille d’Etchauz qui a régné pendant cinq siècles sur la vallée. Le château qui porte ce nom domine les hauteurs de St Etienne de Baigorry. Cette famille des vicomtes de Baigorri, plus tard nommés vicomtes d’Etchauz a possédé le château pendant huit cent ans. Elle se distingua à la Cour de France et Bertrand d’Etchauz fût nommé évêque de Bayonne en 1599 et devint l’homme de confiance de Louis XIII. A la révolution, vendu comme bien national, le château fût racheté par le père du futur Maréchal Harispe, l’enfant le plus célèbre de Baigorri, enterré dans le cimetière du village. Jean Isidore Harispe obtint de Napoléon l’autorisation de créer un régiment d’infanterie légère : les Chasseurs Basques. En 1850, le château fût ensuite racheté par la famille d’Abbadie d’Arrast et reçût la visite de Charlie Chaplin dont Harry d’Abbadie d’Arrast était le scénariste. Lorsque le peuplement se met à croître à partir de la fin du XV° siècle, l’habitat ancien des vallées ne suffit plus. C’est alors que les cadets des maisons de St Etienne de Baigorry s’installent dans les bordes ou bergeries qui se situent dans les zones de pâturages et qui deviennent ainsi des zones d’habitat permanent. Cette zone appelée Pays Quint est une particularité et un vestige de l’ancien royaume de Navarre, une enclave basque neutre entre la France et l’Espagne qui forme un territoire indivis. C’est dans ce contexte que se créèrent les villages de Banca, Les Aldudes et Urepel au cours du 17° siècle. Mais cette implantation a suscité de nombreux conflits jusqu’à la signature du Traité de Bayonne en 1856. Depuis, les habitants de la Vallée de Baigorri ont la jouissance exclusive des pacages en Pays Quint (ou Kintoa). La France verse annuellement une certaine somme à titre d’indemnisation aux vallées du Baztan et d’Erro (en Espagne). Vers la fin mai, à Urepel, on marque les troupeaux de vaches de Baigorri du sigle V.E (Vallée d’Erro) au fer rouge. Après le marquage, les troupeaux vont en transhumance vers ce territoire indivis. Autre particularité de Kintoa, ce sont des familles qui sont rattachées à la commune d’Urepel qui y habitent et bénéficient d’un statut spécial : elles paient leur impôts à l’Espagne, leurs enfants vont à l’école d’Urepel et les parents perçoivent les allocations familiales en France ! Aujourd’hui, le canton de Baigorri est composé de onze villages : St Etienne de Baigorry, Banca, Les Aldudes, Urepel, Bidarray, Ossès, St Martin d’Arrossa, Irouléguy, Ascarat, Anhaux et Lasse. Enclave naturelle dans la frontière espagnole, la vallée de Baigorri a su préserver son caractère pastoral et le meilleur de ses traditions. Chacun de ces villages a une histoire à raconter et une richesse à dévoiler. Terrain de jeu idéal pour arpenter nos montagnes en VTT. Les professionnels vous garantissent le frisson de la descente et des paysages magnifiques. Amis Cyclotouristes, osez la Vallée d'Iraty ou le Col d'Ispéguy. D'autre part, demandez le topoguide du réseau des sentiers de randonnées balisés.